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Saint Dominique - Fondateur de l’Ordre des Frères prêcheurs (+ 1221)
8 août 2025, par contact@nominis.cef.frLe troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l'Université de Palencia en Espagne. La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres. Tout saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier. Devenu chanoine régulier d'Osma en Vieille-Castille, il accompagne son évêque Diègue en voyage et c'est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l'hérésie des cathares(*). Diègue et Dominique vont à Rome et obtiennent du pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions concernées et d'y prêcher l'Evangile par la parole et par l'exemple. La pauvreté évangélique et l'entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture. Saint Dominique s'appuie sur la prière du monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques "parfaites" cathares converties. Afin de poursuivre et étendre son œuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté. Le pape Honorius III approuve en 1216 son œuvre qui devient l'Ordre des Frères prêcheurs. Dès l'année suivante, ils les dispersent dans toute l'Europe afin d'y fonder des couvents. Il meurt d'épuisement à Bologne. (*) voir sur le site internet du diocèse de Montpellier: "L'hérésie albigeoise (Cathares), au XIIIe siècle va secouer durement notre région" - Saint Dominique, Dominicains de la Province de France"La Maison de Saint Dominique à Fanjeaux du XIIIe siècle. Le saint y demeura 9 ans, luttant contre l'hérésie cathare." "Un terroir traversé par l'histoire et la figure d'un saint: Dominique, l'homme aux semelles de vent!D'origine castillane, Dominique de Guzman, est né vers 1170 à Caleruega. Venu en Toulousain dans le cadre d'une mission diplomatique où il accompagnait son évêque, tous deux ont mesuré combien une Eglise riche et puissante pouvait difficilement témoigner de Jésus Christ, ils iront vers les chrétiens dissidents, pauvres et mendiants, selon le modèle évangélique. Pendant des années, Dominique n'aura de cesse de témoigner de l'Evangile en imitant les Apôtres. Il entraîne à sa suite des hommes et des femmes que l'Église ne touchait plus. A l'aube du XIIIe siècle, il devient, avec les frères et sœurs de la 'Sainte Prédication', la figure d'un renouveau au sein de l'Église Romaine. Fanjeaux, cité médiévale, garde fidèlement la trace de son passage.*La maison de Saint Dominique (GoogleMaps) est ouverte en saison estivale, au cœur de l'agglomération. Au 'couvent' datant du XIVe siècle les dominicaines de la Sainte Famille accueillent touristes et pèlerins toute l'année. Au monastère de Prouilhe (GoogleMaps), la prière des moniales se poursuit depuis 8 siècles. Deux grandes fêtes marquent la saison estivale: le 8 août pour la St Dominique (messe au monastère), et le 16 août pour la St Roch (procession et messe en occitan)."(* De la plaine au massif pyrénéen - Les terres dominicaines, Balades en Pays d'Aude - diocèse de Carcassonne et Narbonne)Chanoine d'Osma en Espagne il se fit humble ministre de la prédication dans les régions troublées par l'hérésie des albigeois et vécut dans la condition méprisée de pauvreté volontaire, ne cessant de parler avec Dieu. À la recherche d'une nouvelle manière de propager la foi, il fonda, à Toulouse, l'Ordre des Prêcheurs, pour restaurer dans l'Église la manière de vivre des apôtres, en recommandant à ses frères de servir leur prochain par la prière, l'étude et le ministère de la parole. Il mourut à Bologne, le 6 août 1221. -
Sainte Charlotte - Et ses compagnes, Carmélites de Compiègne, martyres (+ 1794)
17 juillet 2025, par contact@nominis.cef.fr- Les carmélites déchaussées de Compiègne, guillotinées en 1794 en pleine Terreur pendant la Révolution française, sont saintes. (VaticanNews le 18 décembre 2024) - décret du Pape François (en italien)Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, en religion Sœur Charlotte de la Résurrection est née en 1715 à Mouy dans le diocèse de Beauvais. Lorsqu'éclate la Révolution française, en 1789, la communauté du Carmel de Compiègne compte 21 religieuses. 16 monteront sur l'échafaud. Conformément au décret du 13 février 1790 qui supprime les Ordres religieux contemplatifs, chaque carmélite est invitée à déclarer si son intention est de sortir de son monastère. Toutes affirment "vouloir vivre et mourir dans cette sainte maison." En 1792, la Mère prieure leur propose "un acte de consécration par lequel la communauté s'offrirait en holocauste pour que la paix divine, que le Fils de Dieu était venu apporter au monde, fut rendue à l'Église et à l'État." Le 14 septembre 1792, elles sont expulsées de leur couvent. Chaque jour, elles prononcent l'acte d'offrande. Le 23 juin 1794, au temps de la Grande Terreur, elles sont arrêtées. Jugées et condamnées à mort le 17 juillet, elles sont guillotinées le soir même, sur la place de Nation à Paris*. Leurs corps furent enterrés au cimetière de Picpus dans une fosse commune, où ils se trouvent encore dans le jardin des religieuses.* une plaque marque l'endroit exact des exécutions sur le mur sud du pavillon d'octroi sud. Carmélites de Compiègne.À Paris, en 1794, les bienheureuses Thérèse de Saint-Augustin (Marie-Madeleine-Claudine Lidoine) et quinze compagnes: les bienheureuses Marie-Anne-Françoise Brideau (Sœur Saint-Louis), Marie-Anne Piedcourt (Sœur de Jésus Crucifié), Anne-Marie-Madeleine Thouret (Sœur Charlotte de la Résurrection), Marie-Claudie-Cyprienne Brard (Sœur Euphrasie de l'Immaculée-Conception), Marie-Gabrielle de Croissy (Sœur Henriette de Jésus), Marie-Anne Hanisset (Sœur Thérèse du Cœur de Marie), Marie-Gabrielle Trézelle (Sœur Thérèse de Saint-Ignace), Rose Chrétien de Neufville (Sœur Julie-Louise de Jésus), Annette Pelras (Sœur Marie-Henriette de la Providence), Marie-Geneviève Meunier (Sœur Constance), Angélique Roussel (Sœur Marie du Saint-Esprit), Marie Dufour (Sœur Sainte-Marthe), Élisabeth-Julie Vérolot (Sœur Saint-François), Catherine et Thérèse Soiron (sœurs converses), vierges, carmélites de Compiègne et martyres. Sous la Révolution française, elles furent condamnées à mort parce qu'elles avaient conservé fidèlement la vie religieuse et, avant de monter à l'échafaud, elles renouvelèrent leur profession de foi baptismale et leurs vœux religieux.






