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Lectures de la messe du jour

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2015

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Articles

  • Première lecture : « Comment sont-ils tombés, les héros, au milieu du combat ? » (2 S 1, 1-4.11-12.19.23-27)

    22 janvier

    Lecture du deuxième livre de Samuel

    En ces jours-là,
        David, après avoir battu les Amalécites,
    revint à Ciqlag et y demeura deux jours.
        Or, le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül,
    les vêtements déchirés et la tête couverte de poussière.
    En arrivant auprès de David,
    il se jeta à terre et se prosterna.
            David lui demanda :
    « D’où viens-tu donc ? »
    Il lui répondit :
    « Je me suis échappé du camp d’Israël. »
        David lui dit :
    « Que s’est-il passé ? Raconte-le-moi ! »
    L’homme répondit :
    « Le peuple s’est enfui du champ de bataille ;
    beaucoup d’entre eux sont tombés et sont morts.
    Et même Saül et son fils Jonathan sont morts ! »
        Alors David arracha et déchira ses vêtements,
    et tous les hommes qui étaient avec lui firent de même.
        Ils se lamentèrent, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir,
    à cause de Saül et de son fils Jonathan,
    à cause du peuple du Seigneur et de la maison d’Israël,
    parce qu’ils étaient tombés par l’épée.

        Alors David chanta cette lamentation :
        « Ta fierté, Israël, transpercée sur tes hauteurs !
    Comment sont-ils tombés, les héros ?
        Saül et Jonathan, aimables, pleins de charme,
    ni dans la vie ni dans la mort ne furent séparés,
    plus rapides que les aigles,
    plus vaillants que les lions.
        Filles d’Israël, pleurez sur Saül :
    il vous revêtait de pourpre somptueuse
    et rehaussait de joyaux d’or vos vêtements.

        Comment sont-ils tombés, les héros,
    au milieu du combat ?

    Jonathan, transpercé sur les hauteurs !
        J’ai le cœur serré à cause de toi,
    mon frère Jonathan.
    Tu étais plein d’affection pour moi,
    et ton amitié pour moi était merveille
    plus grande que l’amour des femmes !

        Comment sont-ils tombés, les héros ?
    Comment ont-elles disparu, les armes du combat ? »

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 79 (80), 2-3, 5-7)

    22 janvier

    Refrain psalmique : (Ps 79, 4b)

    Que ton visage s’éclaire
    et nous serons sauvés !

    Berger d’Israël, écoute,
    toi qui conduis Joseph, ton troupeau :
    resplendis au-dessus des Kéroubim,
    devant Éphraïm, Benjamin, Manassé !
    Réveille ta vaillance
    et viens nous sauver.

    Seigneur, Dieu de l’univers,
    vas-tu longtemps encore
          opposer ta colère aux prières de ton peuple,
    le nourrir du pain de ses larmes,
    l’abreuver de larmes sans mesure ?
    Tu fais de nous la cible des voisins :
    nos ennemis ont vraiment de quoi rire !

  • Évangile : « Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête » (Mc 3, 20-21)

    22 janvier

    Acclamation : (cf. Ac 16, 14b)

    Alléluia. Alléluia.
    Seigneur, ouvre notre cœur
    pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
        Jésus revint à la maison,
    où de nouveau la foule se rassembla,
    si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
        Les gens de chez lui, l’apprenant,
    vinrent pour se saisir de lui,
    car ils affirmaient :
    « Il a perdu la tête. »

                – Acclamons la Parole de Dieu.

  • Première lecture : « Je ne porterai pas la main sur celui qui a reçu l’onction du Seigneur » (1 S 24, 3-21)

    21 janvier

    Lecture du premier livre de Samuel

    En ces jours-là,
        Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël,
    et partit à la recherche de David et de ses gens
    en face du Rocher des Bouquetins.
        Il arriva aux parcs à moutons qui sont en bordure de la route ;
    il y a là une grotte, où Saül entra pour se soulager.
    Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la grotte.
                Les hommes de David lui dirent :
    « Voici le jour dont le Seigneur t’a dit :
    “Je livrerai ton ennemi entre tes mains,
    tu en feras ce que tu voudras.” »
    David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül.
        Alors le cœur lui battit
    d’avoir coupé le pan du manteau de Saül.
        Il dit à ses hommes :
    « Que le Seigneur me préserve
    de faire une chose pareille à mon maître,
    qui a reçu l’onction du Seigneur :
    porter la main sur lui,
    qui est le messie du Seigneur. »
        Par ses paroles, David retint ses hommes.
    Il leur interdit de se jeter sur Saül.

    Alors Saül quitta la grotte et continua sa route.
        David se leva, sortit de la grotte, et lui cria :
    « Mon seigneur le roi ! »
    Saül regarda derrière lui.
    David s’inclina jusqu’à terre et se prosterna,
        puis il lui cria :
    « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent :
    “David te veut du mal” ?
        Aujourd’hui même, tes yeux ont vu
    comment le Seigneur t’avait livré entre mes mains dans la grotte ;
    pourtant, j’ai refusé de te tuer,
    je t’ai épargné et j’ai dit :
    “Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi
    qui a reçu l’onction du Seigneur.”
        Regarde, père, regarde donc :
    voici dans ma main le pan de ton manteau.
    Puisque j’ai pu le couper,
    et que pourtant je ne t’ai pas tué,
    reconnais qu’il n’y a en moi ni méchanceté ni révolte.
    Je n’ai pas commis de faute contre toi,
    alors que toi, tu traques ma vie pour me l’enlever.
        C’est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi,
    c’est le Seigneur qui me vengera de toi,
    mais ma main ne te touchera pas !
        Comme dit le vieux proverbe :
    “Des méchants sort la méchanceté.”
    C’est pourquoi ma main ne te touchera pas.
        Après qui donc le roi d’Israël s’est-il mis en campagne ?
    Après qui cours-tu donc ?
    Après un chien crevé, après une puce ?
        Que le Seigneur soit notre arbitre,
    qu’il juge entre toi et moi,
    qu’il examine et défende ma cause,
    et qu’il me rende justice, en me délivrant de ta main ! »

        Lorsque David eut fini de parler, Saül s’écria :
    « Est-ce bien ta voix que j’entends, mon fils David ? »
    Et Saül se mit à crier et à pleurer.
                Puis il dit à David :
    « Toi, tu es juste, et plus que moi :
    car toi, tu m’as fait du bien,
    et moi, je t’ai fait du mal.
        Aujourd’hui tu as montré toute ta bonté envers moi :
    le Seigneur m’avait livré entre tes mains,
    et tu ne m’as pas tué !
        Quand un homme surprend son ennemi,
    va-t-il le laisser partir tranquillement ?
    Que le Seigneur te récompense
    pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui.
        Je sais maintenant que tu régneras certainement,
    et que la royauté d’Israël tiendra bon en ta main. »

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 56 (57), 2, 3-4ac, 6.11)

    21 janvier

    Refrain psalmique : (Ps 56, 2a)

    Pitié pour moi, mon Dieu,
    pitié pour moi !

    Pitié, mon Dieu, pitié pour moi !
    En toi je cherche refuge,
    un refuge à l’ombre de tes ailes,
    aussi longtemps que dure le malheur.

    Je crie vers Dieu, le Très-Haut,
    vers Dieu qui fera tout pour moi.
    Du ciel, qu’il m’envoie le salut,
    qu’il envoie son amour et sa vérité !

    Dieu, lève-toi sur les cieux :
    que ta gloire domine la terre !
    Ton amour est plus grand que les cieux,
    ta vérité, plus haute que les nues.

     

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